J'ai récemment récupéré un ancien lave-linge dont la famille voulait se débarrasser, et plutôt que d'aller directement à la déchetterie, j'ai décidé de le démonter pièce par pièce pour récupérer et revendre les composants. Non seulement j'ai évité d'envoyer des matériaux parfaitement réutilisables à la casse, mais j'ai aussi gagné un peu d'argent tout en apprenant beaucoup sur l'appareil. Ici, je partage mon expérience pas à pas pour vous montrer comment faire la même chose, en toute sécurité et dans le respect de l'environnement.

Pourquoi récupérer les composants plutôt que tout jeter ?

Pour moi, la démarche est double : écologique et économique. Un lave-linge contient des métaux (acier, cuivre), des moteurs, des roulements, des pièces électroniques et parfois des matériaux réutilisables comme le tambour en inox. Jeter tout cela, c'est perdre des ressources précieuses. En séparant les matériaux, on facilite le recyclage et on réduit l'empreinte carbone liée à l'extraction de nouvelles matières premières.

De plus, certaines pièces se vendent bien : le moteur, la pompe de vidange, le programmateur électronique, et le tambour inox. Même des petits éléments comme les tuyaux renforcés ou les raccords peuvent intéresser des bricoleurs ou des ateliers de réparation.

Outils et précautions avant de commencer

Avant d'ouvrir le lave-linge, équipez-vous correctement. J'ai appris à la dure qu'il vaut mieux être préparé :

  • Gants épais (antidérapants et résistants aux coupures).
  • Lunettes de protection (débris, poussière ou projections).
  • Tournevis (plats et cruciformes), clés à molette et clés Allen.
  • Clé à pipe pour les écrous récalcitrants.
  • Pinces multiprises et coupe-câble.
  • Multimètre pour tester certaines pièces électriques.
  • Contenants (bacs ou boîtes) pour trier vis et petites pièces.
  • Quelques règles de sécurité que je respecte toujours :

  • Débrancher l'appareil et laisser déconnecter pendant quelques minutes.
  • Si l'appareil a été utilisé récemment, laisser refroidir (certains éléments peuvent être chauds).
  • Travailler sur une surface plane et dégagée.
  • Éviter l'inhalation de poussières ou fibres suspectes (certains lave-linge plus anciens peuvent contenir des isolants ou joints dégradés).
  • Les pièces les plus intéressantes à récupérer

    Voici les composants qui ont le plus de valeur, et que j'ai choisi de récupérer en priorité :

  • Le moteur : souvent un moteur universel (charbons) ou synchrone. Les moteurs contenant du cuivre sont recherchés, soit pour la revente directe, soit pour le recyclage.
  • Le tambour en inox : peut être vendu tel quel pour des projets DIY (barbecue, poubelle à compost), ou à un ferrailleur pour un meilleur prix.
  • La pompe de vidange : utile pour des systèmes d'irrigation DIY ou vendu en pièce détachée.
  • Le programmateur / carte électronique : très recherchés si en bon état. Les modèles de marques comme Bosch, Whirlpool, Samsung se revendent bien.
  • Les roulements et joints : parfois réutilisables ou vendus pour réparation.
  • Les tuyaux et connecteurs : surtout si en inox ou laiton.
  • Les éléments en cuivre (bobinages, câbles) : valent souvent plus au kilo que l'acier.
  • Étapes pratiques pour démonter

    Je procède généralement ainsi, en prenant des photos à chaque étape pour faciliter la remise en état des pièces (ou pour montrer l'état sur une annonce) :

  • Enlever le panneau arrière ou supérieur pour accéder au moteur et à la cuve.
  • Démonter le tambour : retirer la courroie (si présente), dévisser l'axe et déloger les roulements. Attention à l'axe : il est lourd.
  • Extraire le moteur en débranchant les fils (repérer et prendre en photo les connexions).
  • Retirer la pompe de vidange et le filtre. Vider toute l'eau résiduelle dans un bac.
  • Démonter la façade pour accéder au programmateur, aux boutons et à la carte électronique.
  • Séparer les câbles et éléments en cuivre pour les stocker dans un bac à part.
  • Pour chaque pièce, je note l'état et prends des photos détaillées : cela aide à la vente et évite les litiges.

    Comment estimer le prix des pièces

    Les prix varient selon l'état, la marque et la demande locale. Voici une grille indicative basée sur mon expérience et mes ventes :

    PiècePrix approximatif (EUR)
    Moteur (fonctionnel)30 - 120
    Tambour inox20 - 80
    Programmateur / carte électronique25 - 150
    Pompe de vidange10 - 40
    Roulements (paire)5 - 25
    Cuivre (au poids)prix variable selon le marché

    Cela reste indicatif : un moteur de marque ou un programmateur d'un modèle récent peut atteindre des sommes plus élevées. Avant la vente, je vérifie sur des plateformes comme LeBonCoin, eBay ou dans des groupes de bricolage pour ajuster mon prix.

    Où vendre ?

    J'ai eu de bons retours en utilisant plusieurs canaux :

  • LeBonCoin : idéal pour vendre en local, éviter les frais et montrer les pièces en main propre.
  • eBay : pratique pour des pièces rares ou des acheteurs spécialisés, mais il y a des frais d’annonce et d’expédition.
  • Groupes Facebook de troc ou de réparation d’électroménager : souvent utiles pour des pièces à petit prix et pour échanger avec des passionnés.
  • Ferrailleurs et recycleurs : pour les métaux (acier, cuivre). Ils payent au kilo, donc séparer les métaux augmente la valeur.
  • Ateliers de réparation ou écoles techniques : parfois intéressés par des pièces pour l’apprentissage.
  • Emballage, description et prix — conseils pratiques

    Pour maximiser vos chances de vente :

  • Prenez des photos claires sous plusieurs angles.
  • Indiquez la marque, le numéro de modèle, et l’état (fonctionne/testé/non testé).
  • Proposez un prix clair et, si possible, une remise pour l’achat de plusieurs pièces.
  • Pour l’expédition, protégez les pièces électroniques avec du film bulle et des cartons solides.
  • Je mentionne toujours les défauts éventuels (oxydation, traces d'usure) : la transparence évite les retours et fidélise les acheteurs.

    Que faire des composants non vendables ?

    Tout n'est pas toujours vendu, et c'est normal. Pour le reste, je trie :

  • Les métaux (acier, cuivre) vont au ferrailleur.
  • Les plastiques et pièces non-recyclables vont à la déchetterie, mais triés.
  • Les pièces contenant des huiles ou fluides (petites quantités) : je les élimine selon les consignes locales pour les déchets dangereux.
  • En procédant ainsi, j'évite d'envoyer un appareil entier à la déchetterie et je m'assure que chaque matériau trouve la meilleure filière de valorisation.

    Si vous souhaitez, je peux partager une checklist imprimable des outils, une liste de vérification pour les photos à prendre, ou un modèle d'annonce à poster sur LeBonCoin. Démontage et vente peuvent sembler intimidants au départ, mais avec un peu de méthode, c'est un geste concret pour réduire les déchets et encourager l'économie circulaire.